Larry Wilkerson's words

Haldane, je crois, a écrit ceci : « Je pense qu'il suffirait d'écrire trois lignes pour détruire toute civilisation. »

La conférence donnée par Lauwrence "Larry" Wilkerson (ancien bras droit de Colin Powell) à la New American Foundation me rappelle cette phrase, comme elle me rappelle aussi un roman de Buchan : Les centrales d'énergie.

Il y a trois jours, cet homme connu seulement d'un cénacle restreint a pu, par ses seuls mots à un auditoire discret, dresser un tableau à la fois réaliste et effroyable des coulisses du bureau ovale... tableau qui pourrait bien devenir partie intégrante de l'histoire en marche.

Ce qui m'inquiète, me fascine et m'émerveille dans ce discours, c'est que rien de ce qu'il dit n'était inconnu. Il n'y a là aucune information nouvelle. Simplement, le récit des événements du 9-11 et de l'invasion irakienne est dépossédé de ses habituelles résonances. Les acteurs des décisions-clé sont trois hommes et une femme qui apparaissent nus.

Cette description est tendue par de puissants courants shakespeariens, ce qui me vaut de l'évoquer ici.

Voici le lien :

http://www.newamerica.net/

Et un trop court extrait pour le lecteur pressé :

« We can’t leave Iraq. We simply can’t. I can make that case. No one in this administration has made that case. They have simply pontificated. That’s all they’ve done. Now, I’m not evaluating the decision to go to war. That’s a different matter. But we’re there, we’ve done it, and we cannot leave. »

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