Mistrades et cage aux ours

Monsieur X est courtier, il travaille pour la société de Bourse Mizuho Securities, au Japon. La journée se termine et il vaque à de petites transactions de routine. Il lui faut notamment vendre 1 action J-Com au prix de 610.000 yens. Il remplit le formulaire en ligne, presse le bouton de validation, relit machinalement le coupon de la transaction et là, met plusieurs secondes à comprendre que sa vie vient de basculer. Il vient de mettre en vente 610.000 actions J-Com au prix unitaire de 1 yen. Dopé par un tsunami d'adrénaline, il passe dans les minutes qui suivent des ordres de rachat de ces actions afin de limiter les dégâts mais 100.000 titres ont déjà été achetés, ce qui valorise tout de même la gaffe à 275 millions d'euros, sans compter que 30% de la société J-Com se retrouvent désormais propriété d'un groupe suisse dont la seule motivation était de faire une belle plus-value.

Voilà pour l'anecdote.

Un parallèle : Le nombre d'accidents impliquant un visiteur et un animal, dans les zoo et parcs animaliers américains, est en augmentation alors que les normes de sécurité sont plus strictes qu'il y a quelques décennies.

Je crois que le problème est le même. Nos systèmes informatiques nous sécurisent au moyen d'alertes, de possibilités d'Undo, de stratégies de sauvegardes. Les zoos disposent de grillages, de fosses, de caméras de surveillances, de gardiens, de panneaux. Bref, nous évoluons dans un monde où de telles précautions sont prises pour nous éviter certains dangers que ces dangers se virtualisent.

Finalement, Pierre Dac n'avait peut-être pas tout à fait tort en prévenant : « Un homme averti en vaut deux. En cas d'accident, ne prévenez personne, cela doublerait le nombre de victimes! »

www.mizuho-fg.co.jp

 

avk

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