Daniel Dennett et Casper le gentil fantôme

Histoire de me décrasser les antennes, et suite à l'écriture d'un court essai sur la liberté (pas toujours bien compris), j'ai relu Consciousness Explained de Dennett.

L'un des problèmes centraux de la conscience (et donc du libre arbitre) est celui de l'interaction. Mais la conscience est une chose que nous expérimentons tellement que nous avons du mal à voir "ce qui pose problème". Dans ce livre, Dennett propose une comparaison qui facilite l'exposé du problème :

« [L'incohérence] est du même type que celle que relèvent les enfants (...) dans les histoires de Casper le gentil fantôme. Comment Casper peut-il à la fois passer à travers les murs et attraper une serviette qui tombe? Comment la substance mentale peut-elle à la fois échapper à toute mesure physique et contrôler le corps? Un fantôme dans la machine ne nous est d'aucun secours pour nos théories s'il ne peut mouvoir des choses autour de lui (...) Mais toute chose qui peut mouvoir une chose physique est elle-même une chose physique (...) »

Ceci conduit à concevoir la conscience d'une personne comme, par exemple, le centre de gravité d'une planète. Ce dernier n'est pas caché réellement au centre de la planète, pas plus qu'il n'est une sorte d'esprit qui en gouverne la trajectoire.

avk

2 thoughts on “Daniel Dennett et Casper le gentil fantôme

  1. ah bon ?

  2. üriniglirimirnaglü

    Uh, uh

    Le centre de gravité disparaît-il si la matière est convertie en énergie.

    Non.

    Il demeure, mais sa valeur change (elle tend vers zéro).

    La conscience ne disparaît pas avec la putrefaction du corps. C'est son niveau qui devient infiniment proche de zéro (car l'espace de conscience est infiniment fragmenté - granulaire - à mesure que les liaisons entre neurones cessent d'être opérationnelles).

    Ca ne veut rien dire et ce n'est pas beau.