L'envie et la pitié

Je ne suis pas économiste mais je crois comprendre assez bien ce que les Américains entendent par « Current account balance ». Il s'agit, pour une année donnée, du bilan général des entrées et sorties d'un pays : une sorte de balance commerciale étendue. Aux rentrées d'argent du pays (vente de biens et services, rentes, intérêts positifs, dividendes diverses) sont soustraites les sorties (achats, loyers, locations, licences, intérêts négatifs, amendes etc.) Simple.

S'agissant d'un pays, un account balance positif indique que le reste du monde lui doit de l'argent. Et s'il est négatif, il témoigne soit de la "confiance" qu'il inspire aux autres pays... riches.

Tout ça pour en venir où? Simplement à ce très intéressant tableau du site de la CIA.

Gosse, ma grand-mère (qui avait longtemps vécu dans la misère) mélangeait deux dictons pour me répéter ad nauseam qu'il vaut mieux faire envie que pitié, car on ne prête qu'aux riches.

Elle oubliait seulement qu'on peut se tromper sur la richesse réelle de ses débiteurs. Tout comme j'ai longtemps négligé de me fier à la CIA pour avoir une vision objective de la vigueur des États-Unis.

avk

One thought on “L'envie et la pitié

  1. Voila le tableau que je cherchais depuis pas mal de temps.
    Merci.
    Reste à en faire une vraie analyse économique parce que , lancée comme ca, c'est assez déroutant.