Dieu, Borges, encore...

Fin 1974, dans un café de Buenos Aires, le journaliste Orlando Barone réunit Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato. Après avoir parlé des rêves, de Macbeth et des titres curieux donnés à certains livres à l'époque de la Révolution Française, la conversation vient sur Dieu...

BARONE : Et quelle est votre opinion sur Dieu, Borges?BORGES : C'est la plus grande création de la littérature fantastique. Ce qu'ont pu imaginer Wells, Kafka ou Poe n'est rien comparé à ce qu'a imaginé la théologie. L'idée d'un être parfait, omniscient et tout-puissant est réellement fantastique.

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