Pierre ou les ambiguïtés

Considérant avec quelle facilité infinie chacun, grâce au daguerréotype, peut faire faire aujourd'hui son portrait, alors que jadis un portrait fidèle était le privilège exclusif des nobles ou des aristocrates de l'esprit, [Pierre] en conclut naturellement qu'au lieu d'immmortaliser les génies, le portrait ne servait à présent qu'à quotidianiser les imbéciles.

Herman Melville, Pierre ou les ambiguïtés, Livre XVII, chapitre III, 1852.

2 thoughts on “Pierre ou les ambiguïtés

  1. L'assimilation était assez courante à l'époque je crois. Et les grandes figures qui peuplaient l'imaginaire de Melville se rattachaient plus à une certaine noblesse que les baleiniers au génie. L'éducation était alors d'accès plus facile aux fils de bonnes familles qu'aux fils de marins.

  2. Ce qui semble établir une équivalence entre noblesse et génie... plutôt surprenante.