L’identité d’Euler est l’une des équaÂtions les plus connues et fasÂciÂnantes des mathéÂmaÂtiques, liant en une formule comÂpréÂhenÂsible par un écolier quatre constantes fonÂdaÂmenÂtales occuÂpant d’ordinaire des terÂriÂtoires bien distincts :

Carl FrieÂdrich Gauss affirÂmait de cette formule que si un étuÂdiant ne la perÂceÂvait pas imméÂdiaÂteÂment comme éviÂdente, il ne devienÂdrait jamais un mathéÂmaÂtiÂcien de premier plan. Ce n’est donc pas à eux que s’adresse ce billet, mais, désolé d’être désaÂgréable, à tous les autres…
Le web regorge de démonsÂtraÂtions géoÂméÂtriques qui ne font guère qu’illustrer l’identité sans guère la démonÂtrer. PourÂtant, il existe une démonsÂtraÂtion éléÂgante et faciÂleÂment accesÂsible. On y va…
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1. Les vieilles séries de Taylor
Vous vous souÂvenez de l’idée de Taylor ? Elle consisÂtait, en un point d’une foncÂtion dériÂvable f, à construire une série constiÂtuée de f et de ses dériÂvées sucÂcesÂsives en ce point précis. Dans le cas de cerÂtaines foncÂtions, cela donne des égaÂlités intéÂresÂsantes qu’on est censé connaître par coeur :



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2. i
Bon, là c’est simple. Par définition :

En conséÂquence :

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3. Mélange
Il est facile de transÂposer la série (a) en y injecÂtant l’exposant i :

AutreÂment dit, en enleÂvant les parenthèses :

Grâce aux égaÂlités (e), on peut sans difÂfiÂculté remÂplacer les puisÂsances de i :

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4. DisÂtriÂbuÂtion
La clé de voûte de l’opération consiste à redisÂtriÂbuer les termes de cette série en deux séries disÂtinctes : l’une sans les i et l’autre avec. AutreÂment dit :

Et là , on retrouve resÂpecÂtiÂveÂment nos séries de Taylor © et (b). Donc :

Il suffit de choisir pour x la valeur parÂtiÂcuÂlière de Ï€ et nous avons démontré que :

Voilà ! Ça vous a plu ? La semaine proÂchaine, Cédric anaÂlyÂsera en hexaÂmètres dacÂtyÂliques la démonÂtraÂtion qu’Andrew Wiles a établie du ThéoÂrème de Fermat.
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Sources :
Tags: math
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Très beau billet, tout comme cette formule qui reste un mystère.
Je remarque touÂteÂfois que cette formule n’est pas une idenÂtité même si elle est souvent appellée ainsi. Elle contient uniÂqueÂment des constantes; elle ne devrait donc pas être confondue avec l’identité d’Euler
e^(ix) = cos(x) + isin(x)
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